Que faire quand on ne trouve pas de local ?

Que faire quand on ne trouve pas de local ?

Ça fait plusieurs semaines que tu es en recherche active d’un local pour la micro-crèche.
Tu as terminé ton étude de besoins, tu as ciblé une commune très précisément, mais rien ne fait… lors de tes recherches, il y a
toujours un truc qui ne va pas…

Alors, que faire quand on traverse une traversée du désert, avec cette sensation que l’on va bientôt tout abandonner ?

1. Programmer des alertes sur le bon coin

Dans le but d’éviter de te rendre toutes les heures sur Leboncoin pour ne pas rater le local parfait, tu as la possibilité de créer une ou plusieurs alertes.

Tu seras ensuite informée par mail ou par une notification sur ton téléphone !

C’est pas formidable ça !

Et pour t’aider à programmer ces alertes, je t’ai même préparé un tuto. Tu verras, c’est ultra simple.

2. Élargir sa zone de recherche

Si malheureusement, tu peines à trouver le local parfait sur la zone que tu as ciblé, tu peux tenter d’élargir ta zone de recherche.

C’est cette méthode que j’ai utilisé et qui m’a permis de trouver mon premier local !

J’avais obtenu un refus de la part de l’urbanisme sur un local, et je commençais à m’essouffler dans ma recherche.

Du coup, j’ai fais les choses à l’envers :

  • recherche d’un local dans un rayon de 30 km autour de chez moi
  • si je trouve un local qui m’intéresse, je prépare une étude de besoins après la visite

3. Avancer sur le business plan

Comme je t’en parle régulièrement, démarre dès le début de ton projet un business plan !

J’ai d’ailleurs un article ici sur le sujet. Même si tu ne pourras pas encore le compléter dans son intégralité, tu peux déjà le démarrer.

Commence à réfléchir à tes tarifs, à ton salaire, la composition de ton équipe. Même s’il est encore trop tôt pour poser des chiffres, il est nécessaire que tu puisses te projeter. Et puis par la suite, tu auras le temps d’apporter les modifications nécessaires.

4. Préparer le projet d’établissement et le règlement de fonctionnement

Dans la même lignée que le point précédent, profite des moments où l’activité n’est pas au plus haut pour te consacrer à d’autres tâches. Notamment la rédaction du projet d’établissement et du règlement de fonctionnement. Ce sont des dossiers qui sont assez long à préparer, donc commence à travailler dessus petit à petit, dès que tu as des moments de libre.

Au fil de l’avancée de ton projet, tu pourras apporter des modifications à ces documents. Mais de les commencer tôt va te permettre de gagner du temps une fois que tu auras trouvé ton local. Parce qu’à ce moment-là, tu vas avoir des tas de choses à faire, à préparer et tu seras bien contente d’avoir déjà pu démarrer certaines rédactions du dossier d’agrément.

5. Faire un break dans la recherche

On peut croire que faire un break est à contresens de la recherche du local, mais par expérience, il est nécessaire de reposer son cerveau, faire le vide dans sa tête pendant le temps qu’il faut, pour y voir plus clair ensuite.

Quand on traverse des périodes où rien ne va, où on ne trouve aucun local, où si tous les locaux que l’on visite ont quelque chose qui ne vas pas, ça ne sert à rien de s’acharner. Fais une pause de quelques jours, accuse le coup ne pense plus à rien. Tu verras qu’au bout de quelques temps, la motivation et ta détermination vont refaire surface. Tu seras reboostée et prête à te lancer à nouveau dans la folle aventure de la micro-crèche !

6. Rencontrer les agences immobilières

Va sur le terrain, repère des zones qui te plaisent ou il y a de l’activité et rend toi directement dans les agences immobilières aux alentours. Tu peux préparer un document recensant tous les besoins nécessaires à ton local (superficie, extérieur, emplacement, prix maximum …) avec tes coordonnées. N’hésite surtout pas à les relancer au bout de quelques semaines. Grâce à ton acharnement, tu verras, ça finira par payer !

7. Voir la mairie

Normalement je préconise de rencontrer la mairie une fois que l’on a trouvé un local.

Mais si malgré tes recherches tu ne trouves rien, alors modifie les étapes : rend-toi à la mairie, demande un rendez-vous avec le maire ou l’élu petite enfance. Remet-lui ton dossier de présentation et explique lui ce dont tu as besoin pour ton local. Il peut arriver que la personne ait connaissance d’un local qui pourrait correspondre à tes besoins.

8. Se rendre sur un local déjà en activité

Au bout d’un moment, il faut y aller au culot !

Si tu as trouvé une zone qui te plaît et où une micro-crèche pourrait voir le jour, alors rend-toi dans ce local même s’il est déjà en activité. Rentre à l’intérieur et explique ton projet à la personne. Il est possible que cette personne puisse te donner des pistes sur un local. Elle connaît peut-être un propriétaire avec plusieurs biens disponibles … on ne sait jamais !

De toute façon tu n’as plus rien à perdre, alors il faut tenter !

9. Aller voir des promoteurs immobiliers

Il y a peut-être dans la commune des projets immobiliers dont tu n’as pas connaissance. Tu peux en faire la demande au service de l’urbanisme ou contacter des promoteurs immobiliers afin de leur demander s’ils existent actuellement ou prochainement des projets dans la commune. Si cela est le cas, l’avantage est de disposer d’un bien “vide”, que tu pourras aménager à ta guise.

Je sais que cette étape de recherche de local peut te paraître très très longue … en général il faut compter environ six mois entre la recherche du local et la signature du bail. Mais bien sûr ce n’est qu’une moyenne. Tu peux trouver le local parfait dès la première visite comme tu peux faire des tas de recherches sans aboutissement.

Une chose est sûre : si tu crois en ton projet, tu arriveras au bout de cette étape. Mais vraiment ne laisse pas tomber et tu verras que ce ne sera bientôt qu’un lointain souvenir !

Si jamais tu as besoin de motivation ou d’aide dans ta recherche, viens m’en parler dans les commentaires 🙂

Es-tu faite pour créer ton entreprise ?

Es-tu faite pour créer ton entreprise ?

Créer ta propre micro-crèche …

Tu y songes depuis longtemps maintenant et le moment est venu pour toi de devenir ton propre patron !

Les démarches sont assez simples pour créer ton entreprise, mais avant de te lancer tête baissée cette aventure, il est nécessaire de se poser les bonnes questions.

Pourquoi décides-tu de créer ton entreprise ?

Tu ne pas décider de te reconvertir sur un coup de tête. Prend le temps de mener une réflexion approfondie, surtout si tu mènes seule cette démarche.

Pour être sûre de ton choix, tu peux choisir de te faire accompagner par Pôle Emploi, par le biais d’un bilan de compétences, ou encore dans le cadre d’un plan de licenciement.

Dans tous les cas, le principal, c’est que tu prennes conscience de l’investissement que cela va impliquer.

Parce que si la seule raison qui te pousses à créer ton entreprise, c’est uniquement de ne plus avoir de patron sur le dos, ça risque d’être un peu léger. Alors oui, tu auras cette sensation de liberté qui te manque tant, mais d’un autre côté, une pression énorme due au fait d’être seule maitre à bord

Je te conseille de vraiment mettre au clair les motivations profondes qui t’animent.

As-tu le profil de la créatrice d’entreprise ?

Créer, puis developper une activité indépendante sur le long terme va exiger une réelle détermination.

Parce qu’il y aura des moments sympas, mais également des moments où tu devras prendre des décisions difficiles, ou encore gérer efficacement quand les chiffres ne sont pas au rendez-vous.

Je vais ici te parler des qualités indispensables (ou au moins fortement recommandés) à la création et au développement de ton entreprise.

  • L’autonomie et l’organisation : si tu es la cheffe d’entreprise, tu seras seule maitre à bord. Il sera donc de ton ressort de prendre toutes les décisions qui engagent ton activité et t’organiser sur le travail à réaliser.
  • L’énergie et la capacité de travail : surtout au début, tu verras, tu vas donner sans compter. Ça va te prendre un temps et une énergie folle ! Tu vas te transformer en avocate, secrétaire, commerciale, livreuse, chargée de communication, maître d’oeuvre … En fait, tu vas acquérir beaucoup de nouvelles compétences en un peu de temps. Au fur et à mesure ton expérience et de ton organisation, cela devrait se calmer.
  • Le réalisme et le pragmatisme : savoir s’adapter, se montrer réactive par rapport aux opportunités qui peuvent surgir, sans pour autant se lancer dans des investissements trop couteux … Pour toutes les situations que tu vas rencontrer, il n’existera jamais de solution toute faite. Ce sera alors à toi de trouver la solution la plus adaptée, avec réalisme et objectivité.
  • La persévérance : pour cette partie, si tu veux devenir gestionnaire de ta micro-crèche, je suis sûre que tu sais déjà que la persévérance est l’ajout majeur pour aller jusqu’au bout ! Si tu crois en ton projet, alors va jusqu’au bout et ne lâche rien !
  • Savoir se vendre : personne ne pourra le faire pour toi ! Un minimum de sens commercial sera indispensable pour obtenir un accord auprès de ton conseiller bancaire, faire signer les contrats d’accueil aux premières familles qui te connaissent pas du tout ta structure, et même pour tes premiers rendez-vous auprès de la PMI et de la mairie.

Par quoi je commence ?

C’est bon, tu es toujours là ?

Le but n’était pas de te briser le moral avec ces 2 premiers paragraphes mais que tu sois au courant de la réalité d’un créateur d’entreprise.

Si malgré tout, tu es toujours là et plus motivée que jamais, on continue !

Commence déjà par décrire de la façon la plus concrète comment tu vois ta micro-crèche, avec les caractéristiques du service que tu proposes. Par exemple, si tu veux aider le personnel de l’hôpital avec un accueil possible 24h/24h, ou encore si tu veux absolument proposer des repas bio …

Une fois que ton projet devient plus concret, il est temps de réaliser ton étude de besoins.

Ce va te permettre de mieux connaître ton marché, de t’assurer qu’il existe bien une demande dans la commune que tu as ciblé, de repérer les structures actuelles. En bore d’évaluer concrètement la faisabilité de ton projet.

Ensuite, enchaine avec la préparation du business plan. Cela va te permettre de d’interroger sur les moyens humains, techniques et financiers. Ce document détaille la mise en oeuvre de ton projet.

Si tu veux aller plus loin avec le business plan, j’ai créé une formation là-dessus (éligible au CPF). Pour en savoir plus, c’est ici !

Tu as maintenant toutes les cartes en main pour aller au bout de ton projet.

Si jamais il y a une étape qui te rebute, viens m’en parler en commentaire 😉

Passer son Cap en candidat libre

Passer son Cap en candidat libre

En tant que porteur de projet, tu te poses peut-être des questions sur le CAP AEPE (Accompagnant Educatif Petite Enfance), ex CAP Petite Enfance.

Parce que bien souvent, dans le but de faire des économies de charges les premiers mois de ton activité, tu penses obtenir ton diplôme petite enfance, et ainsi faire directement partie de l’équipe.

Sache que tu as la possibilité de passer ce diplôme seul, sans passer par une école en direct ou même sans payer une école par correspondance.

Je t’explique ici la démarche pour passer ton CAP AEPE en candidat libre.

A quoi ressemble le Cap Accompagnant Educatif Petite Enfance ?

Avant de commencer, attardons nous sur le contenu du diplôme. Parce que le référentiel à changé depuis 2019.

Il existe 3 épreuves professionnelles.

EP1 : Accompagner le développement du jeune enfant (coef. 6)

Il s’agit d’un exposé à l’oral de 25 minutes. Le candidat devra présenter 2 fiches : l’une relative à la réalisation d’un soin du quotidien et l’autre relative à l’accompagnement de l’enfant dans ses découvertes et ses apprentissages.

Ces fiches seront établies grâce à des Périodes de Formation en Milieu Professionnel (14 semaines), j’en reparle un peu plus loin …

Pour cette épreuve, les compétences suivantes sont attendues :

  • recueillir les informations, s’informer sur les éléments du contexte et de la situation professionnelle à prendre en compte
  • adopter une posture professionnelle adaptée
  • mettre en oeuvre des activités d’éveil en tenant compte de la singularité de l’enfant
  • réaliser des soins du quotidien et accompagner l’enfant dans ses apprentissages
  • appliquer les protocoles liés à la santé de l’enfant

EP2 : Exercer son activité en accueil collectif (coef. 4)

Il s’agit maintenant d’une épreuve écrite de 1h30, sous forme d’une évaluation.

Pour cette épreuve, les compétences suivantes sont attendues :

  • coopérer avec l’ensemble des acteurs concernés dans un but de cohérence, d’adaptation et de continuité de l’accompagnement
  • établir une relation privilégiée et sécurisante avec l’enfant
  • assurer une assistance pédagogique au personnel enseignant
  • assurer des activités de mise en état des matériels et des locaux en école maternelle

EP3 : Exercer son activité en accueil individuel (coef. 4)

Pour cette dernière épreuve, le candidat présente pendant 25 minutes un projet d’accueil élaboré à partir d’un ensemble de document. Le temps de préparation dans cette épreuve est de 1h30.

Pour cette épreuve, les compétences suivantes sont attendues :

  • organiser son action
  • négocier le cadre de l’accueil
  • assurer les opération d’entretien du logement et des espaces réservés à l’enfant
  • élaborer des repas

Comment se passe les stages en Cap ?

Les candidats sans expérience professionnelle dans la petite enfance doivent réaliser 14 semaines de stage dans 2 lieux ou 2 structures différents, ne présentant pas les mêmes caractéristiques. De plus, une partie doit obligatoirement être réalisée auprès d’enfants de moins de 3 ans.

Les stages peuvent être réalisés dans les lieux suivants :

  • crèche collective, halte garderie, crèche familiale, crèche parentale, jardin d’enfants, micro-crèche
  • centre de vacances ou de loisirs (pendant les vacances scolaires)
  • école maternelle
  • assistant maternelle, maisons d’assistants maternels
  • organisme de service à la personne offrant des prestations de garde d’enfants agréé pour la garde d’enfants de moins de 3 ans

Comment obtenir un stage en candidat libre ?

Quand tu veux réaliser un stage, tu es obligée de fournir une convention de stage. Il s’agit d’un contrat entre toi, l’entreprise et un organisme tiers (une école, Pôle Emploi ..) qui va définir les horaires, la durée du stage, le fait que ce stage n’est pas soumis à rémunération …

Tu as peut être déjà entendu qu’en candidat libre, il est impossible de réaliser les stages car impossible d’obtenir une convention de stage. Du coup, tu n’as pas d’autres choix que de payer 1.000 €.

C’est faux !!

Tu peux bien évidement réaliser tes stages en candidat libre, avec des conventions de stage.

Il existe plusieurs moyens d’obtenir une convention de stage :

  • si tu es demandeur d’emploi, tu peux en faire la demande auprès de Pôle Emploi
  • si tu as moins de 26 ans, tu peux passer par la mission locale

Et si jamais tu n’es pas dans ces catégories, il existe une convention de stage spéciale pour les diplômes en candidat libre ! Elle est à signer uniquement entre toi et l’employeur. Pense à y ajouter une attestation de responsabilité civile (que tu peux demander à ton assurance habitation)

Tu peux la télécharger ici.

Comment se déroule l’inscription du Cap en candidat libre ?

Tu dois en faire la demande auprès de l’académie de ton département. La seule obligation est d’avoir plus de 18 ans.

Pour te donner un exemple, voici le calendrier des Bouches du Rhône :

  • mars : dernier délai pour envoyer les annexes à l’académie
  • mars – avril : commission de conformité de l’expérience professionnelle
  • fin avril : les candidats doivent télécharger leur convocation sur le site du rectoral
  • mai – juin : Déroulement des épreuves professionnelles
  • juillet : publication des résultats et envoi du relevé de notes au domicile du candidat
  • octobre : envoi du diplôme au domicile du candidat

6 raisons qui n’empêchent de démarrer ton projet de micro-crèche

6 raisons qui n’empêchent de démarrer ton projet de micro-crèche

Tu veux créer ta micro-crèche mais tu as peur des risques encourus ?

C’est tellement normal. Par contre, le but va être de lever tous ces risques !

Parce que oui, il faut foncer, mais pas tête baissée !

Je te propose alors de faire le tour des 6 raisons qui t’empêche de démarrer ton projet de micro-crèche.

1. Tu en fais trop en même temps

Tu t’éparpilles dans tous les sens et du coup, ta feuille de route n’est pas clairement établie.

Parce qu’à vouloir aller partout, finalement on n’est nulle part.

Alors, met en place une organisation simple, avec la liste des étapes à franchir, et fais en sorte de te concentrre sur une chose après l’autre.

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2. Tu ne te concentres pas sur le principal

On est bien d’accord, ton objectif professionnel, c’est de créer ta micro-crèche.

Je t’en ai déjà parlé ici, mais pour commencer, je te conseille de :

  • te renseigner sur la réglementation petite enfance (ici et ici)
  • commencer à préparer ton business plan
  • chercher un local
  • contacter la PMI et la mairie

Le recrutement, ton logo, pour le moment ce n’est pas d’actualité.

Ça, c’est clairement de la procrastination active. En fait, c’est quand tu te perds dans des tâches qui n’ont pas de valeur ajoutée à l’instant T au lieu de te focus sur ta tâche principale.

Je me souviens passer des journées à préparer de jolies cartes de visite, alors que je n’avais toujours pas terminé mon étude de besoins … tu vois un peu le décalage ?!!

3. Tu as peur des difficultés financières

1/3 des entreprises font faillite 3 ans après leur création. Tu penses à ça et ça te hante ?

C’est normal de te demander si ton projet va être rentable, c’est même rassurant que tu te poses la question !

Pour y répondre, commence à préparer ton business plan :

  • réfléchis sur tes tarifs
  • réfléchis aussi sur les charges les plus importantes (salaires, loyers …)

Prépare aussi ton étude de besoins, tu te rendras compte de la demande en besoin de places d’accueil sur la commune que tu as ciblé.

4. Tes croyances te bloquent

Tu connais le terme ‘croyance limitante” ? C’est cette petite voix qui te chuchote à l’oreille :

  • « C’est trop dur, je n’y arriverai jamais. »
  • « Je ne suis pas assez douée pour réussir. »

Ces pensées s’intègrent ensuite dans ton esprit et viennent brouiller ta perception de la réalité, jusqu’à saboter complètement tes projets.

Tu dois vraiment chasser ces croyances qui te freinent dans ton avancée. Dis-toi que tu es capable de faire de grandes choses, et que rien ne t’en empêche si tu te donnes vraiment la peine.

Alors, au placard les croyances limitantes !

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5. Ton business n’est pas le bon

Tu tentes en vain de te concentrer sur ce projet de micro-crèche, mais rien n’y fais, ton esprit est d’ailleurs.

Il t’est tout bonnement impossible t’y mettre, il n’y a rien à faire.

En fait, peut-être que ce projet n’est tout simplement pas fait pour toi. Tu as juste besoin d’un souffle nouveau dans ton activité professionnelle du moment. Tu pensais que c’était la micro-crèche, mais tu te rends compte que tu te sens incapable :

  • de prendre des décisions
  • de tout construire de A à Z
  • de te former à un nouveau métier en partant de 0

Et c’est ok ! Au moins, tu as essayé, et tu t’es rendu compte que tu allais à un endroit qui ne te correspond pas.

6. Tu te sens seule

C’est vrai que se lancer dans un tel projet toute seule, ça peut être source de démotivation.

Parce qu’on a envie d’échanger avec quelqu’un qui nous comprenne sur ton échec, nos réussites, nos prochains objectifs …

Et là, il est possible que malgré l’entourage, cela ne soit pas suffisant.

Si tu souffres de la solitude, que tu as la tête dans le guidon, que tu te sens perdue face à la masse de travail, je peux t’aider !

Que ce soit à travers mes formations en ligne ou mes accompagnements, tu n’es pas toute seule !

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Et justement, parce que j’ai vraiment à coeur de t’aider à avancer dans ce projet, j’ai créé une nouvelle formation Focus Agrément.

Je te donne toutes les cartes pour que tu puisses préparer ton dossier d’agrément et que ta micro-crèche puisse voir le jour !

Clique ici pour en savoir plus

Quand contacter la Caf, la Pmi et la mairie ?

Quand contacter la Caf, la Pmi et la mairie ?

“J’ai envie de créer ma micro-crèche mais je ne sais pas par où commencer …” ou encore

“J’ai peur de contacter la mairie ou la PMI, je ne sais pas quoi leur dire …”

Est-ce que tu te reconnais dans ces phrases ?

Parce que je l’entend tout le temps, que ce soit dans les commentaires du blog, dans les mails ou encore sur Instagram.

Mais alors, à quel moment je contacte la CAF, la PMI et la mairie ?

⭕️ Je vais ici te faire part de mon expérience. D’un département à l’autre, les procédures peuvent être différentes.

Par où démarrer la création d’une micro-crèche ?

Ce que je vais te dire est ma vision. Il est probable que d’autres personnes aient un avis différent.

En premier lieu, fais des recherches sur la réglementation (lien). Tu dois connaitre les infos principales sur les décret, pour savoir ce qui est attendue dans la création d’une micro-crèche.

Si tu contactes la PMI alors que tu sais à peine ce qu’est une micro-crèche, tu risques de ne pas paraître très crédible …

Donc prends le temps de te renseigner avant tout.

Ensuite démarre ton étude de besoin. Une fois que tu sais tu veux créer une micro crèche, alors il faut se lancer ! Pour cela j’ai publié un article qui te détaille tout ce que tu dois mettre dans ton étude de besoin. Une fois que ton étude de besoin est réalisée et que tu as trouvé une commune avec un besoin de place d’accueil petite enfance, bingo, l’aventure peut commencer !

Quand contacter la mairie ?

Mon avis sur la question est que tu contactes tes futurs partenaires quand tu commences à bien être avancée dans ton projet.

C’est à dire qu’une fois que tu estimes être suffisamment au courant de la règlementation micro-crèche et que tu as terminé ton étude de besoins.

Une fois ton étude de besoins est terminée, tu peux envoyer un mail auprès de l’élu(e) petite enfance afin de te faire connaitre, mais attends d’avoir des éléments concrets (et donc un local !) avant de le rencontrer.

Honnêtement, je ne vois pas vraiment l’intérêt …

Quand contacter la Pmi ?

Le but du médecin PMI de ton secteur dans la création de ta micro-crèche va être de t’accompagner sur ton parcours de création.

Généralement, la première rencontre avec le médecin aura lieu une fois que tu auras trouvé un local qui te sembles correspondre à celui d’une micro-crèche.

Ici aussi, je ne vois pas du tout l’intérêt de contacter la PMI alors que tu n’as pas encore trouvé un local.

Quand contacter la Caf ?

A moins que ta commune soit concernée par l’aide à l’investissement de la CAF, tu pourras rentrer en contact avec la CAF au dernier moment. On te demandera alors ton dossier d’agrément pour être inscrite, et que les familles puissent bien être remboursés du complément mode de garde.

Pour ma part c’était le Medecin PMI qui m’avez donné les coordonnées du contact CAF,. On avait organisé toutes les 3 un comité de pilotage à fin que je me présente moi et ma structure quelques semaines avant l’ouverture.

Je pense que maintenant tu l’as bien compris, une chose après l’autre et il n’y a aucune raison de mettre la charrue avant les bœufs. Commence par avancer de ton côté avec l’étude de besoin, démarre ton business plan, recherche un local et avec tous ces éléments concrets, tu pourras alors prendre rendez-vous avec le Medecin PMI de ton secteur et la mairie de ta commune.

Je le répète encore une fois mais de mon côté j’ai agi exactement de cette manière. Il se peut que dans d’autres départements la procédure soit différente. Pour être bien sûre, envoie un mail à la mairie et au Medecin PMI pour présenter ton projet, leur expliquer que tu reviendras vers eux une fois que tu as avancé dans ta recherche de locaux, et que tu restes à leur disposition pour toutes informations complémentaires ! De cette manière, si jamais une réunion de créateurs de projet est organisé, tu auras l’information.

Et toi ? Où en es-tu dans ton projet ? Par quelle étape as-tu commencé ? Viens échanger dans les commentaires

6 infos à connaître absolument sur le nouveau décret

6 infos à connaître absolument sur le nouveau décret

Tu en as certainement déjà entendu parler, un nouveau décret, celui sur la clarification et la simplification de la règlementation des services aux familles va bientôt voir le jour.

En effet, il entrera en vigueur au 1er septembre 2021.

Si tu es donc en projet de création de ta micro-crèche, il faut absolument que tu en es connaissance.

1. Le nombre de places d’accueil en micro-crèche

C’est l’info la plus importante, celle qui va faire changer énormément les choses !

A partir du 1er septembre 2021, une micro-crèches pourra accueillir 12 enfants simultanément (article 61).

Au niveau de la place d’urgence, une structure peut accueillir jusqu’à 115 % de sa capacité d’accueil, soit jusqu’à 14 enfants à condition que “le taux d’occupation hebdomadaire n’excède pas 100 % de la capacité horaire hebdomadaire d’accueil” (article 38)

2. La prise de médicaments

Enfin une véritable information ! Jusqu’à présent, rien n’était vraiment très clair au niveau légal sur la prise de médicaments. Mais désormais, il est autorisé pour le professionnel d’administrer un traitement sous certaines conditions (article 25):

  • à la demande des parents, qui auront notifié par écrit l’administration du médicament
  • le médecin n’a pas prescrit l’intervention d’un auxiliaire médical
  • le médicament a été fourni par la famille
  • la structure dispose de l’ordonne
  • la prise du médicament ou du geste médical ait été notifié dans un registre dédié

3. Le référent santé

Le médecin de crèche n’était pas obligatoire en micro-crèche, désormais les EAJE doivent s’assurer du concours régulier d’un référent santé (article 52).

Présent 10 heures par an (dont 2 par trimestre), son rôle est de :

  • présenter et expliquer au personnel les protocoles de la crèche (situation d’urgence, mesures d’hygiène, modalités de délivrance de soins spécifiques, conduites à tenir en cas de suspicion de maltraitance …)
  • veiller à la mise en oeuvre des mesures nécessaires à la bonne adaptation, au bien-être, au bon developpement des enfants
  • veiller à la mise en place des mesures nécessaires à l’inclusion des enfants en situation de handicap
  • aider et accompagner l’équipe en cas de PAI
  • s’il est médecin, il peut délivrer le certificat médical de l’enfant attestant de l’absence de contre-indication à l’accueil en collectivité …

Ce référent peut être un médecin, une puéricultrice ou un infirmier avec une expérience minimale de 3 ans au sein d’un établissement d’accueil du jeune enfant.

4. Le temps de la référente technique

L’article 62 précise que le temps de la référente technique est de 0,2 équivalent temps plein.

Sur un 35h, cela équivaut à 7h par semaine destiné à la référence technique de la micro-crèche.

Ce temps est multiplié par le nombre de micro-crèche (article 64). Donc si le référent technique gère 3 micro-crèches, il doit consacrer 7X3=21h minimum par semaine à la référence technique.

Les missions de base de la référente technique:

  • assurer l’élaboration et le suivi du projet d’établissement
  • accompagner les personnes chargées de l’encadrement des enfants

5. Le temps d’analyse de pratique

Désormais, ces temps deviennent obligatoires (article 50). Le gestionnaire est libre de la forme et du rythme en respectant ces conditions :

  • chaque professionnel bénéficie de minimum 6 heures / an dont 2 heures tous les 4 mois
  • ces séances se déroulent en dehors de la présence des enfants
  • le professionnel qui anime ces séances n’appartient pas à l’équipe d’encadrement des enfants de l’établissement 

6. Le référentiel bâtimentaire

On l’attend avec beaucoup d’impatience ce référentiel puisqu’il va préciser des normes en terme de superficie, de décibels et de luminosité. Il a été apporté de nombreuses modifications sur la 1ere version et on attend avec impatience la V2.

Tu l’as compris, de nombreux changements vont avoir lieu dans les prochains mois …

Reste donc sur le qui-vive et on attend le référentiel bâtimentaire qui va faire bouger les choses sur ta recherche du local.