Comment gérer l’angoisse de la séparation en micro-crèche ? 

par | Juin 11, 2023 | Je réfléchie à ma micro-crèche | 0 commentaires

L’angoisse de la séparation chez l’enfant est toujours une étape compliquée à gérer. Que ce soit pour l’enfant, les parents ou encore l’équipe, c’est une période sensible où tout le monde doit s’adapter pour avancer au mieux. Mais alors que faire concrètement pour apaiser cette angoisse de la séparation ? Je t’explique tout dans cet article 🤓.

Du côté des parents

Lorsqu’une angoisse de la séparation se manifeste chez un enfant c’est tout la chaîne qui trinque. L’enfant est malheureux, les parents sont stressés et donc l’enfant le ressent, se tend et ne souhaite plus revenir. Afin d’éviter d’entrer dans cette boucle infernale, tu peux en tant que gestionnaire, proposer des solutions aux parents 🙂. Ces solutions ne sont pas miraculeuses mais elles vont permettre aux parents d’être actif et de ne pas se sentir dépassés 🙏. Le temps fera son travail et avec plusieurs petits tips que tu divulgueras aux parents, l’enfant ira de mieux en mieux : 

  • verbaliser : il est important que tu expliques aux parents qu’ils doivent verbaliser la crèche, en parler, le mot “crèche” doit être inscrit dans le quotidien de l’enfant. Les parents doivent ainsi expliquer ce que l’enfant peut faire à la crèche, ce qu’il s’y trouve et à quel point c’est chouette. 

  • parler des autres enfants de la crèche : tu peux transmettre aux parents des prénoms d’enfants qui vont souvent vers leur enfant, en connaissant leurs prénoms les parents pourront ainsi parler de ces autres enfants dans le quotidien et verbaliser une fois de plus ce qu’il se passe à la crèche avec des prénoms réels et concrets.

  • déposer l’enfant différemment : tu peux proposer aux parents que ce soit l’autre parent qui dépose l’enfant le matin à la crèche. Peut-être que la séparation sera plus facile avec l’un des deux parents. 

  • photographier la crèche : tu peux proposer aux parents de venir photographier la structure, juste avant la fermeture, quand il n’y a plus d’enfants. Cela pourra leur permettre de montrer la crèche en photo à l’enfant et ce sera plus parlant lorsqu’ils verbalisent à la maison. Si tu as des photos de ta structure, tu peux aussi tout à fait leur envoyer par mail plutôt que les faire se déplacer, c’est toi qui vois ce que tu préfères.  

  • des objets sécurisants : tu peux proposer aux parents de ramener des jeux et/ou des livres que l’enfant aime bien. Le fait de retrouver des jeux et livres de chez lui dans la crèche peut l’aider à gagner en confiance et en assurance.

  • le t-shirt : tu peux proposer aux parents de laisser un t-shirt imprégné de leur odeur à l’enfant avant de partir, de ce fait, quand il sera triste tu pourras lui proposer de se rassurer avec le t-shirt de papa ou maman.

  • la photo des parents : tu peux proposer aux parents, de se photographier, d’imprimer la photo et de la laisser dans le sac de crèche de l’enfant. Quand il sera trop angoissé, il pourra revoir ses parents en photo et parfois c’est déjà beaucoup pour apaiser les premiers chagrins. 

  • dire au revoir : le fait de verbaliser la séparation par la parole et la gestuelle peut rendre plus concret le départ à l’enfant.
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Du côté de la micro-crèche

De ton côté tu vas devoir expliquer à ton équipe qu’elle va devoir s’impliquer davantage avec cet enfant 🙂. Il faut prendre le temps et s’armer de plusieurs astuces mais le jeu en vaut largement la chandelle : 

  • définir un référent à l’enfant : première étape clé, mettre un référent à l’enfant afin que ce soit toujours la même personne qui l’accueille, le change, le rassure. Au début, c’est plus rassurant d’apprendre à faire confiance à une seule personne et de retrouver un visage familier. 

  • délimiter un espace de séparation physique : de ton côté tu peux décider d’installer une barrière, créer un couloir de coussin ou mettre un petit adhésif au sol, choisi la solution qui te convient le mieux mais laisse une délimitation visuelle afin que l’enfant s’y retrouve plus facilement.

  • rassurer : l’enfant sera triste, chagriné et parfois en colère, il faudra que toi et ton équipe le rassure pour qu’il se sente en sécurité. Parfois des câlins feront l’affaire, parfois ce sera le dialogue ou les rires. Chaque enfant est unique, il faudra donc découvrir ce qui peut le rassurer.

  • être bienveillant : ça coule de source mais rien ne sert de s’énerver avec un enfant en détresse. Bienveillance et tolérance sont donc de rigueur, il faut prendre le temps et laisser le temps sans oublier que tout finit toujours par passer.

  • longue adaptation : il est possible que ton adaptation pour un enfant dure généralement 15 jours, parfois ça prend plus de temps et c’est ok. Si l’adaptation dure 2 mois ce n’est pas grave. Mieux vaut prendre le temps en amont pour que tout se passe au mieux par la suite. 

  • ne pas baisser les bras : le  piège est là, parfois, c’est contraignant un enfant qui fait des angoisses de la séparation et ton équipe peut être usée. Toutefois, il ne faut pas couper l’adaptation. Si l’enfant s’arrête sur une trop importante période, il ne voudra plus revenir et il faudra tout recommencer depuis le début. Dis-toi que chaque minute gagnée est une victoire et que l’enfant s’épanouit de plus en plus au sein de ta structure.

  • les horaires à la crèche : là aussi il est important de redoubler de vigilance. N’hésite pas à dire aux parents de déposer l’enfant seulement aux heures où il fait bien jour et où il y a pas mal d’autres enfants. En effet, s’il vient trop tôt le matin ou très tard le soir, les enfants seront moins nombreux et ça peut amplifier les angoisses. Puis, parfois, selon les saisons, s’il est trop tôt ou trop tard, il peut faire nuit et la nuit est un facteur aggravant des angoisses. Mieux vaut donc mettre toutes les chances de ton côté pour que cela fonctionne. 

  • tétine + doudou : si ce combo gagnant rassure l’enfant tu peux tout à fait lui laisser. Tu auras tout le loisir de lui expliquer qu’il n’en a pas besoin, avec ton équipe, quand le cap de l’angoisse sera passé. Une nouvelle fois chaque chose en son temps.

  • verbaliser : il est tout aussi important de verbaliser de ton côté que de celui des parents. Tu peux prendre le temps d’expliquer ce que papa et maman font à l’enfant, tu peux lui expliquer qu’ici il est là pour s’amuser, pour jouer, pour se faire des copains. Parler et verbaliser peut faire une nette différence dans l’équation donc tu peux en user et en abuser.

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C’est en travaillant ensemble avec les parents et ton équipe que vous parviendrez à voir des résultats. Une angoisse de la séparation ne dure jamais bien longtemps, il suffit juste de patienter et d’accepter qu’une séparation quand un enfant est tout petit c’est pas toujours évident 🙂. Pour certains enfants se sera limpide là où pour d’autres ce sera une réelle tristesse. Il faudra donc que tu fasses face à ces angoisses et que tu t’armes de technique pour rassurer l’enfant ainsi que les parents 😂. 

As-tu d’autres techniques à partager pour gérer au mieux l’angoisse de la séparation en micro-crèche ? 👇🙂

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